Premier soir dans une villa en Guadeloupe : tout se joue avant le vol

Premier soir dans une villa en Guadeloupe : tout se joue avant le vol

Imaginons : il est 15 h 40 quand l’avion se pose à Pointe-à-Pitre. Le vol a duré un peu plus de huit heures, il est 20 h 40 à Paris, et la villa réservée pour la semaine se trouve à Deshaies, au nord-ouest de Basse-Terre. Sur le papier, il reste largement de quoi arriver avant la nuit. En déroulant cette fin de journée heure par heure, on comprend vite pourquoi le premier soir se prépare depuis chez soi.

Entre la porte de l’avion et le volant, une heure passe vite

Le temps de débarquer, de récupérer les bagages et de rejoindre le comptoir du loueur, l’horloge tourne. En haute saison, quand plusieurs vols arrivent à peu près en même temps, la file s’allonge devant les agences de location, et l’état des lieux du véhicule prend encore un quart d’heure. Faites-le sérieusement malgré la fatigue : photographiez chaque rayure et vérifiez la présence de la roue de secours.

Deux précautions changent cette étape. D’abord, réserver la voiture plusieurs semaines à l’avance pour Noël, les vacances de février ou celles de Pâques, quand les flottes sont limitées et que les derniers véhicules disponibles sont rarement les moins chers. Ensuite, regarder du côté des formules de livraison. Certaines conciergeries locales font remettre le véhicule directement à l’aéroport, comme celle présentée sur https://www.villaveo.com/fr/c/location-villa-guadeloupe, qui accompagne aussi les voyageurs jusqu’à la remise des clés. Le gain se mesure surtout en attente évitée au comptoir. Pour le carburant, inutile de comparer longuement les stations : en Guadeloupe, les prix maximums sont fixés chaque mois par arrêté préfectoral.

Les premières courses se font sur la route

Il est maintenant 17 heures passées, et la tentation est forte de filer directement à la villa pour remettre les courses au lendemain. Mauvais calcul : le lendemain matin, il faudrait reprendre la voiture avant même le petit-déjeuner. Les grandes surfaces de Baie-Mahault et des Abymes ne sont qu’à quelques minutes de l’aéroport, et une demi-heure suffit pour le strict nécessaire :

  • de l’eau en grands bidons et de quoi petit-déjeuner ;
  • un dîner qui se passe de cuisine, avec du pain, des fruits et du fromage ;
  • un répulsif antimoustique, s’il n’est pas déjà dans la valise ;
  • de quoi déjeuner le lendemain sans ressortir.

Le marché, les fruits vendus au bord des routes et le poisson frais attendront le deuxième jour, quand vous aurez le temps de choisir. Si vous atterrissez un dimanche ou un jour férié, vérifiez les horaires d’ouverture avant le départ.

Quand la nuit tombe avant d’arriver

En février, le soleil se couche vers 18 h 15, et la nuit s’installe en quelques minutes. Il reste alors près d’une heure de route jusqu’à Deshaies, sur une route sinueuse et peu éclairée par endroits, avec des piétons sur le bas-côté et des ralentisseurs à l’entrée des bourgs. Rien d’insurmontable, mais rien de reposant non plus après une journée de voyage. Quand il est 19 h 30 à Deshaies, il est 0 h 30 à Paris : les enfants dorment à l’arrière, et le conducteur est souvent celui qui a le moins fermé l’œil dans l’avion. Si deux adultes peuvent conduire, partagez le trajet.

Le piège se cache souvent dans les cent derniers mètres. Beaucoup de villas sont desservies par un chemin privé, pentu, parfois en terre, que le GPS ne connaît pas toujours : les adresses de lieux-dits sont mal référencées. Demandez avant le départ les coordonnées GPS exactes de la maison, une photo du portail et une description de l’accès. Téléchargez aussi la carte de l’île hors connexion, au cas où le réseau faiblirait dans les hauteurs.

Et si l’avion se pose après 20 heures ?

Les retards arrivent, et certains vols atterrissent en soirée. Dans ce cas, renoncez aux courses et demandez au propriétaire ou à la conciergerie s’il est possible de trouver de quoi petit-déjeuner en arrivant. Donnez aussi votre numéro de vol à la personne qui vous remet les clés : elle suivra l’heure d’atterrissage au lieu de vous attendre devant un portail. Pour une villa située à plus d’une heure de l’aéroport, une première nuit dans un hôtel proche, avant de prendre la route en plein jour, mérite réflexion.

Quel que soit l’horaire, glissez dans le bagage cabine de quoi tenir vingt-quatre heures, maillots de bain compris. Une valise livrée par le vol suivant gâche beaucoup moins le premier jour quand les enfants peuvent quand même se baigner.